Redevabilité
Suivi, protection et apprentissage
Des données utiles au plaidoyer, sans jamais exposer les femmes concernées.
Section du rapport 15
Suivi, évaluation, redevabilité et apprentissage
Le dispositif de suivi de VISUMO protège les survivantes tout en recueillant des informations utiles au plaidoyer. Parce que ses activités portent notamment sur les violences basées sur le genre, l’avortement, la stigmatisation liée au VIH et l’exclusion liée au handicap, l’organisation ne recueille pas de données personnelles superflues. Le suivi porte sur les obstacles, les orientations, les engagements et les apprentissages communautaires, et non sur des noms ou des récits susceptibles d’exposer les survivantes.
| Domaine suivi | Indicateur de suivi | Source des données |
|---|---|---|
| Leadership des pairs | Nombre de femmes et de filles en situation de handicap formées comme pairs éducatrices | Registres de formation et feuilles de présence recueillies avec consentement. |
| Information et orientations | Nombre de femmes et de survivantes ayant reçu une information sûre ou une orientation | Registres anonymes des orientations et rapports des pairs. |
| Obstacles aux services | Types d’obstacles signalés : frais, stigmatisation, orientation tardive, communication inaccessible | Formulaires sur les obstacles et analyse trimestrielle. |
| Redevabilité | Nombre d’engagements pris et suivis par les centres de santé ou les autorités | Comptes rendus des échanges et tableau de suivi des engagements. |
| Apprentissage communautaire | Évolution des connaissances sur les soins après un viol, la planification familiale, le dépistage du VIH et les droits des survivantes | Questionnaires avant et après activité, groupes de discussion et réunions d’apprentissage. |
Section du rapport 16
Protection, éthique et documentation respectueuse des survivantes
La crédibilité de VISUMO dépend de sa capacité à protéger les informations sensibles. Le rapport ne doit jamais exposer les survivantes à la stigmatisation, aux représailles, au rejet familial ou aux rumeurs. Le consentement, la confidentialité et la dignité guident chaque photographie, note d’orientation, témoignage et communication publique.
| Risque identifié | Mesure de protection |
|---|---|
| Identification de survivantes dans les rapports ou les images | Utiliser des récits anonymes ou composites sans consentement éclairé écrit. Éviter de montrer des survivantes identifiables dans des situations sensibles. |
| Réactions communautaires hostiles aux informations liées à l’avortement | Utiliser un langage fondé sur les droits, prudent au regard de la loi, axé sur l’information sûre, les orientations et les soins après un avortement. |
| Fuite de données issues des orientations | Limiter l’accès au personnel chargé de la protection, conserver les informations en sécurité et utiliser des registres codés. |
| Exclusion des femmes sourdes, aveugles ou ayant un handicap intellectuel | Proposer des modes de communication accessibles, un accompagnement de confiance et des personnes référentes sur le handicap. |
| Participation symbolique des femmes autochtones | Faire appel à des responsables féminines locales et organiser les échanges dans les lieux et les langues de la communauté. |
Section du rapport 17
Défis, mesures d’atténuation et enseignements
Dans le contexte d’intervention de VISUMO, les bonnes intentions ne suffisent pas. Les programmes doivent tenir compte de l’insécurité, de la stigmatisation, des difficultés de transport, de la pauvreté, des obstacles liés au handicap, de la méfiance envers les autorités et de la charge émotionnelle que portent les survivantes. En 2025, VISUMO a cherché à rester proche des communautés tout en consolidant des systèmes fiables pour les partenaires et les bailleurs.
| Défi | Mesure d’atténuation | Enseignement pour 2026 |
|---|---|---|
| Insecurity and displacement disrupt participation | Use flexible community meeting points and avoid requiring survivors to travel far. | Bring information closer to women and adapt schedules quickly. |
| Stigma around SRHR, HIV and abortion care | Frame messages around dignity, safety, rights and confidential referral rather than public exposure. | Language matters; short French/Kiswahili messages work better than technical abbreviations. |
| Disability exclusion remains normalized | Make women with disabilities peer advocates and evidence holders. | Inclusion must be led by disabled women, not only discussed by others. |
| Small-team financial control pressures | Strengthen separation of approvals, payments, recording and review. | Donor confidence grows when systems improve alongside programmes. |
| Survivor stories can create risk | Use composite testimonies and obtain consent before public images or quotes. | Protection is part of quality reporting. |