Notre association
À propos de VISUMO
Association enregistrée en République démocratique du Congo et ancrée dans les réalités communautaires du Nord-Kivu.
Dénomination officielle enregistrée
Notre dénomination de fondation
VIOLENCE SURVIVORS MOTHERS LIVING WITH HIV
« VISUMO‑LWHIV »
Section du rapport 3
Résumé exécutif
En 2025, VISUMO a poursuivi une mission claire : être une organisation de la société civile dirigée par des survivantes au Nord-Kivu, aux côtés des femmes et des filles touchées par les violences, les déplacements, les traumatismes, la stigmatisation liée au VIH, l’exclusion liée au handicap et les obstacles à l’accès aux droits en santé sexuelle et reproductive. L’année a confirmé que la principale force de VISUMO réside autant dans sa proximité avec les communautés que dans la confiance qu’elle a construite auprès de femmes souvent ignorées par les services habituels.
Le travail de l’organisation s’appuie sur les réalités de Beni et des communautés voisines affectées par les déplacements, notamment Oicha, Mavivi, Mbau et Eringeti. Les conflits et les difficultés économiques y aggravent les risques de violences sexuelles, de grossesses non désirées, de complications après un viol non prises en charge, d’exposition au VIH, de stigmatisation et de retards d’accès aux soins. Les femmes et les adolescentes en situation de handicap sont particulièrement exposées, car la communication, le transport, la confidentialité et les mécanismes d’orientation ne tiennent pas toujours compte de leurs besoins.
VISUMO a renforcé un modèle associant l’écoute communautaire, l’orientation confidentielle vers les services, le soutien psychosocial de première ligne, l’inclusion du handicap, l’information sur le VIH et la santé sexuelle et reproductive, le dialogue sur la redevabilité locale et le plaidoyer auprès des acteurs de santé et de protection. Le rapport présente également la capacité de VISUMO à développer le bureau inclusif de sécurité et de prise en charge de l’avortement (ISACAD), un modèle de plaidoyer dirigé par des personnes en situation de handicap. Celui-ci vise une information sûre, l’orientation vers les services et une meilleure redevabilité pour les soins liés à l’avortement et après l’avortement, dans le respect de la loi.
Sur le plan financier, les revenus audités de VISUMO sont passés de 304 797,36 USD en 2024 à 349 529,25 USD en 2025, témoignant d’une capacité renforcée à mobiliser et gérer les ressources. La présentation des revenus sur cinq ans conserve les montants exacts en dollars américains, sans arrondis, pour garantir une information transparente aux partenaires.
Politique de confidentialité et de dignité
Aucune image de personnes vivant avec le VIH — Lutter contre la STIGMATISATION
Protection des images et de l'identité
Ce site web ne publie aucune photographie ni image de personnes vivant avec le VIH. Nous n'affichons pas les noms, visages ou informations permettant d'identifier des bénéficiaires, survivantes ou membres de la communauté vivant avec le VIH. Il s'agit d'un engagement ferme pour protéger leur dignité, leur sécurité et leur confidentialité en toutes circonstances.
Les noms des personnes vivant avec le VIH ne sont jamais divulgués. Dans toutes nos communications, rapports, témoignages et supports, les personnes vivant avec le VIH ne sont jamais identifiées par leur nom, photo ou tout autre détail pouvant conduire à leur identification. L'anonymisation est appliquée systématiquement pour protéger chaque personne que nous accompagnons.
VISUMO s'engage fermement contre la STIGMATISATION
La stigmatisation liée au VIH constitue l'un des plus grands obstacles à la santé, à la dignité et à l'inclusion sociale pour les survivantes et leurs familles. VISUMO s'engage à éviter et prévenir activement toutes les formes de stigmatisation liées au VIH dans nos programmes, communications et activités communautaires. Nous sensibilisons les communautés aux réalités du VIH afin que les personnes concernées soient traitées avec tout le respect et la dignité qu'elles méritent. Nous combattons les attitudes discriminatoires, les stéréotypes nuisibles ainsi que tout langage ou comportement qui exclut, isole ou rabaisse les personnes vivant avec le VIH. La stigmatisation tue — combattons-la ensemble. En brisant le silence et en promouvant des réponses fondées sur la compassion et les droits, nous contribuons à créer des communautés où chacun — quelle que soit sa situation de santé — peut vivre dans la dignité, la sécurité et l'espoir.
Section du rapport 1
Identité et profil de l'organisation
| Élément du profil | Détails |
|---|---|
| Nom de l’organisation dans ce rapport | Mères survivantes de violences (VISUMO) |
| Identité communautaire | Organisation féminine dirigée par des survivantes, qui soutient les femmes et les filles touchées par les violences, les déplacements, les traumatismes, l’exclusion liée au handicap et la stigmatisation en santé sexuelle et reproductive. |
| Pays et province | République démocratique du Congo — Nord-Kivu |
| Principales zones d’intervention | Ville de Beni et communautés voisines affectées par les déplacements, notamment Oicha, Mavivi, Mbau et Eringeti. |
| Publics prioritaires | Survivantes de violences basées sur le genre, jeunes mères, femmes et adolescentes en situation de handicap, femmes autochtones, femmes rurales et familles déplacées. |
| Axes stratégiques | Dignité, orientation sécurisée, plaidoyer en santé sexuelle et reproductive dirigé par des personnes en situation de handicap, information sur le VIH, planification familiale, parcours de soins après un viol et plaidoyer pour les soins après un avortement. |
Les documents juridiques peuvent être fournis séparément, à des fins de vérification, aux bailleurs, autorités ou partenaires qui en font la demande. Ce rapport présente principalement l’identité de l’organisation, ses résultats, ses apprentissages, sa redevabilité communautaire et sa capacité à mener ses programmes.
Section du rapport 4
Bilan stratégique 2025
| Domaine d’action | Position de l’organisation en 2025 |
|---|---|
| Identité dirigée par les survivantes | VISUMO a été créée par et pour les femmes touchées par les violences, les conflits, les déplacements et l’exclusion. |
| Principale zone d’intervention | Nord-Kivu, principalement dans la ville de Beni et les communautés voisines affectées par les déplacements, notamment Oicha, Mavivi, Mbau et Eringeti. |
| Publics prioritaires | Femmes et adolescentes touchées par les violences basées sur le genre, survivantes en situation de handicap, jeunes mères, femmes déplacées, femmes autochtones et habitantes des communautés rurales. |
| Santé sexuelle et reproductive | Soins après un viol, information sur la contraception d’urgence, planification familiale, sensibilisation au VIH, grossesse en sécurité, information sur l’avortement légal lorsque la loi l’autorise, soins après un avortement et orientations confidentielles. |
| Modèle de plaidoyer | Groupes de pairs, dialogues communautaires, supports accessibles, radio locale, dialogue avec les centres de santé, fiches de redevabilité et engagements des prestataires de services. |
Section du rapport 5
Contexte d’intervention au Nord-Kivu
VISUMO intervient dans un contexte fragile marqué par les conflits. Au Nord-Kivu, la vie quotidienne des femmes et des filles est affectée par l’insécurité, les déplacements, la perte de moyens de subsistance, la séparation des familles, la stigmatisation et l’accès limité à des services confidentiels de santé et de protection. Les communautés rurales et les femmes autochtones subissent souvent une exclusion supplémentaire des décisions, de l’information sur les services et des mécanismes publics de redevabilité.
Beni et les communautés environnantes sont au cœur des projets de VISUMO, car plusieurs facteurs de vulnérabilité s’y cumulent : déplacements, pauvreté, violences sexuelles, risques liés au VIH, grossesses non désirées, exclusion liée au handicap et faiblesse des circuits d’orientation. Les survivantes ne parviennent pas toujours à accéder aux soins disponibles, faute de transport, par crainte de la stigmatisation, parce qu’elles ne peuvent pas communiquer en sécurité avec les prestataires, ou en raison des coûts et du jugement au lieu de prise en charge.
VISUMO adopte une approche concrète. L’organisation ne se substitue pas aux centres de santé. Elle fait le lien entre les survivantes et les acteurs chargés de leur protection : formations sanitaires, intervenants psychosociaux, services d’aide juridique, forces de l’ordre et de protection, responsables communautaires, associations de femmes et autorités locales.
Section du rapport 6
Théorie du changement et modèle de programme
La théorie du changement de VISUMO part de l’expérience vécue : lorsque les femmes et les filles ayant survécu à des violences sont organisées, informées, protégées et écoutées, elles peuvent passer du silence au leadership. Les systèmes locaux peuvent alors être amenés à reconnaître leurs droits plutôt qu’à dissimuler les situations.
| Niveau logique | Modèle VISUMO |
|---|---|
| Problème | Les conflits, les déplacements, l’exclusion liée au handicap et la stigmatisation empêchent les survivantes d’accéder à une information sûre sur la santé sexuelle et reproductive, aux soins après un viol, aux services liés au VIH, à la planification familiale, aux informations sur les services d’avortement permis par la loi et aux soins après un avortement. |
| Ressources | Confiance des survivantes, pairs éducatrices, compétences en inclusion du handicap, bénévoles communautaires, partenaires d’orientation, personnel de santé, radio locale et outils de redevabilité. |
| Activités | Dialogues communautaires, groupes de soutien entre pairs, informations accessibles, orientation vers les services, cartographie des services, fiches de redevabilité, échanges avec les centres de santé et réunions de plaidoyer. |
| Résultats immédiats | Des femmes informées, des pairs éducatrices formées, des obstacles documentés, des orientations plus sûres, des engagements des prestataires et une réduction du silence autour de la santé sexuelle et reproductive et des violences basées sur le genre. |
| Changement attendu | Les survivantes en situation de handicap et les femmes autochtones et rurales peuvent s’exprimer, demander de l’aide et influencer dignement les dispositifs locaux de santé sexuelle et reproductive et de lutte contre les violences basées sur le genre. |
Nos hypothèses de travail
| Hypothèse | Mise en pratique par VISUMO |
|---|---|
| Confiance de la communauté | S’appuyer sur des pairs éducatrices et des responsables féminines de confiance plutôt que sur des réunions publiques ponctuelles. |
| Accès en toute sécurité | Rapprocher l’information des familles d’accueil, sites informels, églises, marchés et villages ruraux. |
| Évolution des services | Transformer les obstacles répétés signalés par les survivantes en fiches de redevabilité, points de discussion avec les centres et engagements écrits. |